Oser se livrer

(Un texte avec de vrais morceaux d’honneteté dedans- et ça a pas été facile à écrire). 

 

 

On est tous différents fragments, un ensemble de facettes.

Nous-mêmes avons souvent du mal à nous percevoir dans la globalité.

Encore plus de mal à se montrer, à exposer nos contradictions quand tout cela nous apparaît si imparfait.

 

Samba de janeiro (musique !)

Je pose les bases d’une nouvelle façon de travailler.

J’ai besoin de faire cet article pour dépasser une de mes peurs les plus importantes : accepter de me montrer telle que je suis et aller au devant du regard des autres en étant plus sereine, sans chercher “à plaire”.

Juste en étant moi-même.

Je sens profondément que c’est une des clés qui m’aidera durablement dans ma vie et mon business.

 

J’ai envie de parler de ce que je peux ressentir dans mon activité. En fait, mes prises de conscience ces dernières mois m’ont fait réaliser que je me “déguisais” et c’est pourquoi je perd de l’énergie et l’envie de continuer à avancer.

Je mets différents masques pour inter-agir avec les différents acteurs de mon entreprise (clients, partenaires, collègues…) et mettre ces masques me prend une énergie de dingue. Je m’observe de l’extérieur et la personne que je joue ne me plait pas. Ce n’est pas moi.

Au boulot, c’était tous les jours Carnaval. 

Je refuse de continuer à me costumer, même professionnellement.

Ce ce à quoi j’aspire, dans ma vie, c’est de me révéler, d’être moi même, authentique, oser être qui je suis vraiment.

C’est ce que je veux proposer à mes clients aussi. 

 

parler de soi

Haut les mains, peau de lapin

Pour moi, se livrer, être visible est lié à une immense peur de danger, et même une peur de la mort.

Montrer qu’il en est vraiment, c’est potentiellement pouvoir se faire dévorer, se faire détruire.

Se mettre à nu, c’est avoir peur qu’on puisse nous pointer nos défauts, nous rejeter et finalement mourir.

Dans ma famille, le secret est une composante essentielle de nos liens.
Dans mon enfance, j’ai vécu des choses un peu hors normes, différentes de ce que mes camarades de classe pouvaient vivre. Je n’ai pas l’intention de m’épancher, ni de les cacher alors pour éviter tout mystère, je vais les nommer rapidement : alcoolisme, dépendances aux drogues, petit banditisme…

Donc j’ai grandi dans une famille qui cultive le secret, la volonté de préserver ce qui s’y passe et de ne pas le révéler, de ne pas dire, sinon on se met en danger et on comprend bien pourquoi. Dans ce contexte là, se cacher est essentiel.

Si je raconte cela, c’est pour la transparence vis à vis de moi-même et le fait aussi de dépasser la peur de dire. Je m’arrête là, sinon tu vas penser que je te prends pour mon psy.

Il m’apparaît donc essentiel de pouvoir le faire sans forcément craquer ou me dire que j’ai perdu la tête.

Je sais que ça peut me coûter en terme de confiance que tu peux avoir en moi, mais je fais le pari du contraire.

On a tous des vieilles casseroles des vieux fantômes dans les tiroirs, pour moi cela n’a rien d’exceptionnel ni de grave. Il faut les accepter vivre avec. C’est comme ça qu’on avance. C’est la résilience, et cela je peux te dire que j’en ai ds kilos (je pourrais même monter un petit commerce si ça se vendait! )

Je comprends tout cela peu à peu et j’ai aussi envie de te partager les éléments qui me font avancer là dedans.

Trois choses et demi qui me font avancer

J’ai envie de te partager trois choses sur le fait de s’exposer qui m’ont aidé à le faire et à comprendre que je n’ai pas à avoir peur d’être vulnérable ou d’être sensible, que parler de moi, c’est OK et même important (dans mon cas particulier).

 

Choisir ce que l’on veut dire.

La première, c’est que parler de soi, se dévoiler, ça ne veut pas dire forcément devoir tout dire. On peut choisir et c’est même important d’ailleurs, de choisir ce qu’on a envie de dévoiler et ce qu’on a envie de garder pour soi.

On a tous droit à un jardin secret et il est différent pour chacun de nous.

 

 

Parler de soi, c’est parler des autres

La deuxième, c’est de sortir du prisme “raconter sa vie” et de comprendre que parler de soi, c’est parler des autres.

On peut avoir peur de parler de soi, car on est alors très auto centré. On imagine que les gens nous “voir”, nous percevoir.

Alors qu’en fait, quand nous lisons les écrits des autres, quand nous écoutons quelqu’un parler, nous regardons des films, la plupart du temps, nous nous percevons nous-même à travers eux.

Si tu continue de lire cet article, ce n’est sûrement pas pour en apprendre sur moi, mais pour en apprendre sur toi-même. Ce que je dis résonne et fais écho en toi.

Sinon, tu ne le lirais pas. Tu te serais barré depuis longtemps.

En vrai, ma vie, tu t’en fous. Et tu as bien raison.

Du coup, quand on garde cela à l’esprit, on peut se rendre compte que parler de soi, c’est une manière d’aider les autres. Etre dans l’honnêteté, la franchise, c’est permettre à d’autre de l’être avec eux-même.

Alors, pour m’aider à dépasser ma peur de me livrer, je vais me focaliser sur la valeur que je peux apporter, ce qui peut changer pour la personne qui me lit, ce qui pourrait l’aider.

Se dévoiler prend alors une autre dimension parce que je me dis que si je le fait cela peut apporter énormément de valeur à la personne à qui on parle.

Cela permet de se decentrer de sa personne et de voir plutôt ce que l’on dit comme un bénéfice que l’on donne. 

Comprendre quelle est l’énergie derrière

L’énergie et l’intention derrière sont complètement différent.

Je me pose à présent la question : Quel est mon intention lorsque j’écris ?

Mon intention à ce moment-là c’est d’être clair avec moi, de dépasser cette peur, je veux aller dans quelque chose ou je n’ai plus peur d’être visible, où je me sens au clair avec l’idée de partager régulièrement ce que je pense, qui je suis. Mon intention aussi, c’est que tu vas peut-être te reconnaitre là dedans et comprendre un truc.

L’énergie derrière nos mots se perçoit.
Je ne vais pas te cacher que pour moi, une énergie qui est souvent très présente, c’est celle de la reconnaissance. Je suis lentement en train d’accepter que c’est là mais que c’est quelque chose que je veux traverser et dépasser.

 

Ta perception de toi même est différente de celles des autres

La troisième chose et demi, c’est comprendre que la perception que les gens ont de toi et la perception que tu as de toi-même est complètement différente.

Toi, tu te connais (presque) entièrement et j’imagine que quand tu te confies, tu as l’impression que l’on te voit dans toute ta lumière, à 100 %.

Alors que les autres ne percoivent de toi qu’un spectre réduit de toi-même, genre 5 %.

Les gens n’ont pas le puzzle complet de ta personnalité, ils en percoivent des fragments. Ils n’ont que quelques pièces du puzzle, alors que toi, tu en as une plus grande partie.
Je fais le choix de la transparence parce que ça me sort de ma zone de confort et que ça m’enlève cette putain d’envie d’être toujours parfaite.

Je suis ok avec l’idée de pas apparaître conmme exceptionnelle (franchement, c’est dur).

 

 

Aller plus loin

 

Une dernière choses : prendre conscience que tout cela est lié à des blocages perso.

 

Pour faire mon premier pas dans ce chemin : me dévoiler en écrivant cet article et d’autres choses.
J’ai posté ma présentation transparente sur un groupe que j’aime beaucoup sur Facebook. Présentation transparente ça veut dire que je me suis livrée, que j’ai été vulnérable et que je dis vraiment ce qui me traverse et en ayant l’impression que on allait vraiment me vous pouvez me mettre en pièces.

La deuxième étape va être de publier des choses sur les réseaux sociaux, de les montrer à des gens que je connais physiquement, les gens que je côtoie tous les jours et dont le jugement peut me faire peur. Je travaille sur ça.

J’arrête de montrer de vouloir projeter l’image que les gens attendent bien de moi, c’est ma décision c’est ce que je suis en train de faire, je suis en chemin.

Ces prises de conscience ces dernières semaines et la mise en action de ce que je suis en ce moment même en train de faire (être transparente, moi-même avec la boule au ventre)

J’ai peur mais je vais le faire quand même.

Je me suis aperçu à de nombreuses reprises dans ma vie que c’était en traversant sa peur que l’on obtenait ce que l’on désirait et que derrière nos plus grandes peurs se cachaient nos plus grandes forces.

Ça sonne vachement comme “phrases de gourous” et autres citations sur des photos de couchers de soleil qui pullulent sur les réseaux sociaux mais c’est pourtant vrai pour moi.

A partir de maintenant, j’arrête de me cacher et de me déguiser, au niveau professionnel.

Cette décision, putain, elle me fait un bien fou.
A très vite pour de nouvelles aventures.

 

 

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